Ajouté un peu à l’improviste dans notre itinéraire après une première semaine intense dans la région de Santander, Palomino sur la côte Caraïbe s’est révélé être une vraie surprise et une parenthèse bienvenue pour ralentir le rythme de notre voyage en Colombie.
Petit village posé à 90 km à l’ouest de Santa Marta, juste après le parc Tayrona, c’est le spot idéal pour poser son sac et couper du monde.

Comment se rendre à Palomino ?
Après 10 h de bus depuis Bucaramanga jusqu’à Santa Marta, nous avons enchaîné avec 1h30 de bus (30 000 COP) pour rejoindre Palomino. Le bus te dépose directement au bord de la route, devant la station-service. Aucun risque de te perdre : le village est très concentré et s’articule autour d’une rue principale, la Calle 6, qui regroupe toute l’activité.
À la descente du bus, les chauffeurs de taxi t’abordent tout de suite, mais pas besoin de céder à la pression : tout se fait très bien à pied ou en moto-taxi.
Nous logions au Tuk Hit Hostel : cabanes aux toits de chaume et deux piscines centrales, parfait pour se mettre dans l’ambiance de la côte Caraïbe, nous y sommes restés qu’une nuit mais je vous le recommande vivement !
Coup de coeurTiki Hut Hostel
Excellente auberge, avec un superbe accueil, l’organisation d’activités, des espaces de détente et tout ce qu’il faut pour passer un excellent séjour sur place !
Au-delà de ses airs de havre de paix, Palomino possède une histoire et une identité fortes. Le village est situé au pied de la Sierra Nevada de Santa Marta, le plus haut massif côtier au monde, terre ancestrale des peuples autochtones Kogi, Arhuaco, Wiwa et Kankuamo. Pour ces communautés, la Sierra et ses rivières représentent le « cœur du monde ». On ressent immédiatement cette atmosphère particulière dès que l’on s’éloigne du bruit de la route.
Que faire à Palomino ?
Ici, le programme est simple : beaucoup et pas grand-chose, et c’est exactement ce qu’on cherche sur la côte finalement. L’objectif est de déconnecter complètement pendant 24 h, en alternant entre le bord de la piscine et le sable de la plage.
Mais si jamais tu as besoin de bouger, il y a une activité incontournable : le tubing. C’est la grande attraction locale : tu remontes le cours du Río Palomino à moto, tu marches un peu dans la jungle, puis tu te laisses porter sur une grosse bouée jusqu’à l’embouchure avec l’océan.
Pour réserver, c’est très simple, la plupart des auberges s’en occupent. Départ fixé à 14h : je monte à l’arrière d’une moto,en short et tongs, traversée du village puis arrêt express pour récupérer la bouée avant de s’enfoncer 20 minutes dans la forêt.
En arrivant à la zone de départ, des jeunes du coin sautent dans la rivière depuis une liane artisanale, je dois avouer que j’ai envie de tester ça surtout qu’ici, rien n’est pressé, on prend le temps. Le guide me propose de faire la descente en solo : c’est parti pour 1h20 à dériver silencieusement avec ma caméra et mes pensées. L’eau douce est fraîche, mais le soleil tape fort. Le décor est fou, avec la forêt tropicale qui borde le fleuve et les reliefs verdoyants de la Sierra Nevada en arrière-plan. Pas un bruit de moteur, juste le chant des oiseaux et le craquement des branches. La descente se termine là où la rivière se jette dans l’océan. Un guide récupère la bouée à l’arrivée, et il n’y a plus qu’à rentrer à pied par la plage jusqu’à l’auberge.
Une autre activité phare ici, le coucher de soleil ! Vers 17 h 30, direction l’embouchure (à nouveau) pour le coucher de soleil. La lumière y est magnifique. Il ne reste plus qu’à profiter d’une baignade dans une eau à 28 °C, tenter quelques vagues en bodyboard et observer le ciel virer au rouge derrière les cabanes de pêcheurs qui trient leur prise du jour.
En arrivant sur la plage, tu remarqueras vite qu’elle est très étroite, voire inexistante par endroits. C’est le résultat d’une érosion côtière accélérée, causée par la montée du niveau de la mer, le dérèglement climatique et la modification du lit de la rivière. Un paysage splendide, mais fragile.
La gastronomie locale
L’essor du tourisme a fait exploser l’offre de restauration le long de la Calle 6. On trouve aujourd’hui toutes les cuisines du monde, j’ai même croisé une enseigne qui servait de la poutine canadienne !
De notre côté, nous sommes restés sur les classiques locaux : menu del día, poisson frais grillé, poulet et riz.
Restaurante El Fuego Palomino
- Adresse
- Cra. 6ª, Palomino, Dibulla, La Guajira, Colombie
- Horaires
- vendredi – 08:00–22:00
samedi – 08:00–22:00
dimanche – 08:00–22:00
lundi – 08:00–22:00
mardi – 08:00–22:00
mercredi – 08:00–22:00
jeudi – 08:00–22:00 - Tarif
- Économique
Mon conseil : plus tu te rapproches de la mer, plus les prix augmentent. Prends le temps de comparer les cartes. Tu trouves des repas pour tous les budgets, de 3 € pour un menu del día copieux dans une cantine locale à plus de 25 € dans les spots les plus branchés de la plage.
Mon bilan après 24 h
Nous sommes repartis le lendemain en milieu d’après-midi pour Santa Marta. En voyageant seul, je serais sûrement resté quelques jours de plus : l’ambiance m’a beaucoup rappelé celle de Trincomalee au Sri Lanka. C’est une étape idéale pour faire une pause entre deux visites plus intenses comme Cartagena ou le parc Tayrona.











